FAITES DES COMMENTAIRES !
Avec ma grande expérience du blog, j'ai besoin de vous pour m'aider à affiner la technique. Aussi, faites-moi part de tout ce qui vous passe par la tête en lisant mes articles : depuis la taille de la police jusqu'au manque (ou à l'abondance) de photos, en passant par le degré de compréhension de mes écrits parfois délirants... Dites-moi ce qui vous plaît, ce qui vous dérange. Je tiendrai compte de vos remarques et modifierai éventuellement le blog afin que sa lecture vous soit plus agréable. A tout de suite, donc !
Je suis à Fianar depuis 1 semaine qui est passée comme l’éclair. Hébergement provisoire chez les sœurs Marie-Réparatrice, par relation avec Jacques Tronchon, président fondateur de l’ASA (association d’accueil des sans abris) où j’ai été hébergée à Tana. La chambre est spartiate, mais les jardins agréables, j’y fais la sieste ou nous y travaillons de temps en temps avec Marion, ma collègue de travail. Je ne suis pas nourrie, et le matelas est plutôt mince. Autre inconvénient majeur : je dois être rentrée à 8h le soir ! Enfin ça ne dure qu’un temps : j’ai rencontré à l’alliance une dame qui est là depuis quelques années et a monté sa boite de distillation d’huiles essentielles ; elle part 1 mois en France demain et me laisse sa petite maison. Je vais enfin pouvoir me faire ma cuisine : jusqu’ici c’était resto une fois par jour, et hormis les salades on n’y trouve pas beaucoup de verdure (contrairement à l’ASA où je mangeais à Tana), et sinon grignotage dans les boui-boui qui jalonnent les rues. C’est bon, et pas cher du tout : pains de riz, beignets de légumes, poivrons farcis, yaourts, oranges et bananes délicieuses.
La ville est assez pauvre, mais sympathique de par son marché plutôt dynamique et varié, et par les collines qui la constituent : aujourd’hui je suis montée jusqu’en haut de l’unes d’elles avec Alice, une jeune copine malgache et quelques enfants du voisinage. La ville monte à l’assaut des contreforts mais s’arrête assez rapidement pour laisser la place à une forêt secondaire d’eucalyptus, de pins, de bambous et d’essences sauvages. Quelques maisons traditionnelles, dans l’une d’elles le beau frère d’Alice, 60 ans, nous accueille une petite heure. Il est maître d’arts martiaux pour la gendarmerie, retraité depuis peu, saxophoniste et clarinettiste.
Trouver une maison définitive sera long et difficile. Il y a la maison « vahaza », en dur, type pavillon de banlieue chez nous, entourée de murs le plus haut possible et gardées. Aucun charme, prix variable en fonction de la taille de la construction et de son emplacement, le pire c’est quand il y en a toute une brochette d’identiques... Et puis la maisons rénovée, assez convoitée (surtout les grandes par les expats) et difficile à dénicher. J’en ai visité une à 400 €, magnifique, mais 7 pièces, c’est vraiment trop… !! J’ai la chance de pouvoir compter sur Alice qui n’est pas avare de crapahutages à pied dans les banlieues avec moi. Sa présence est précieuse pour demander des infos, ou négocier le prix. Pour l’instant je suis exigeante, voyons si ça dure…
Le boulot a démarré sur les chapeaux de roues aussi : en phase de préparation nous rencontrons un maximum d’associations, d’ONG et d’institutions ayant « un pied dans l’eau ». L’état des lieux des projets en cours est très intéressant, parfois un peu déprimant, surtout lorsqu’il s’agit de projets de lutte contre la déforestation. Les chefs de projet malgaches sont très conscients du problème et des mesures à prendre pour protéger la ressource. C’est la généralisation de ces mesures qui est délicate. Nos partenaires ont l’air plutôt bien disposés, voire enthousiastes. Ce qui est délicat, surtout en période pré-électorale, c’est le contexte politique… La semaine prochaine, les chefs arrivent de Lyon. J’espère y voir plus clair dans un mois.
Nous n’avons toujours pas de bureaux, ou plutôt de mobilier pour meubler ceux-ci. Le rythme malgache… Nous n’avons d’ailleurs pas non plus de véhicules. Le rythme lyonnais…